Les 12 Meilleurs Guitaristes de Tous les Temps et Leurs Riffs Cultes
Peu d’instruments ont autant marqué la musique du XXᵉ siècle que la guitare. En quelques décennies, elle est passée d’accompagnement discret à véritable voix principale. Établir la liste des meilleurs guitaristes de tous les temps relève forcément d’un exercice subjectif. Chacun possède son panthéon personnel, façonné par ses premières écoutes et ses émotions de concert. Pour autant, certains noms reviennent systématiquement, quels que soient les critères retenus.
Chez Musicalame, nous avons voulu éviter le classement anglo-saxon habituel, centré sur le seul rock des années 60 et 70. En effet, la guitare ne se résume ni au blues électrique ni au hard rock. Le jazz manouche, le flamenco et le gospel ont eux aussi produit des instrumentistes qui ont déplacé les frontières de l’instrument. C’est pourquoi notre sélection mêle les figures incontournables et quelques noms trop souvent absents des classements.
Le critère retenu n’est pas la vitesse d’exécution. Nous avons privilégié l’innovation, la reconnaissance immédiate du son et l’influence durable sur les générations suivantes. À ce titre, un guitariste capable de créer un style entier pèse davantage qu’un virtuose sans identité propre. Notre liste suit d’ailleurs l’ordre alphabétique : hiérarchiser ces douze artistes entre eux n’aurait pas grand sens. Place au classement.
Chuck Berry : Le pionnier sans qui la guitare rock n’aurait jamais existé

Il existe un avant et un après Chuck Berry. Avant lui, la guitare électrique restait largement cantonnée au blues et au rhythm and blues. Après lui, elle devient l’instrument central d’une musique de masse adressée à la jeunesse. Son vocabulaire de riffs et de double-cordes irrigue encore aujourd’hui l’immense majorité du répertoire rock.
Parcours et carrière
Charles Edward Anderson Berry naît le 18 octobre 1926 à Saint-Louis, dans le Missouri. Il se fait remarquer à Chicago par Muddy Waters, qui l’oriente vers le label Chess Records. Sa première session donne « Maybellene » en 1955, adaptation électrisée d’un air country. Le succès est immédiat et ouvre la voie à une série de classiques. Sa carrière connaît ensuite des interruptions, notamment une peine de prison au début des années 60. Il tourne pourtant jusqu’à un âge très avancé et s’éteint le 18 mars 2017.
Style de jeu et titres emblématiques
Berry construit son langage sur des double-cordes rythmiques et des intros fulgurantes. Sa Gibson ES-350T, puis sa ES-335, produisent un son claquant et immédiatement identifiable. « Johnny B. Goode », « Roll Over Beethoven », « Sweet Little Sixteen » et « Rock and Roll Music » forment le cœur de son répertoire. Son fameux duck walk, cette marche accroupie exécutée en plein solo, devient par ailleurs un symbole visuel du rock naissant.
Héritage et influence
Les Beatles et les Rolling Stones ont commencé leur carrière en reprenant ses morceaux. Il est le tout premier artiste intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, en 1986. Plus étonnant encore : « Johnny B. Goode » figure sur le disque d’or embarqué à bord des sondes Voyager en 1977. Aucun autre guitariste ne peut revendiquer une telle trajectoire.
Eric Clapton : L’un des meilleurs guitaristes de tous les temps venu du blues

Rares sont les musiciens dont la réputation a précédé les albums à ce point. Au milieu des années 60, un graffiti londonien proclamait « Clapton is God ». Le principal intéressé a toujours trouvé la formule embarrassante. Elle traduit néanmoins l’onde de choc provoquée par son jeu auprès de la scène britannique.
Parcours et carrière
Eric Patrick Clapton naît le 30 mars 1945 à Ripley, dans le Surrey. Il rejoint les Yardbirds en 1963, puis quitte le groupe par fidélité au blues traditionnel. Son passage chez John Mayall & the Bluesbreakers accouche en 1966 d’un album fondateur, surnommé le « Beano ». Suivent Cream, Blind Faith, Derek and the Dominos et une longue carrière solo. Il est à ce jour l’un des rares artistes intronisés trois fois au Rock and Roll Hall of Fame.
Style de jeu et titres emblématiques
Sur l’album Bluesbreakers, il associe une Gibson Les Paul à un ampli Marshall poussé dans ses retranchements. Ce couplage devient instantanément la référence du blues-rock saturé. Il migre ensuite vers la Fender Stratocaster, avec un phrasé plus chantant et plus économe. « Crossroads », « Sunshine of Your Love », « Layla » et « Wonderful Tonight » traversent les décennies. Son album Unplugged, paru en 1992, remporte six Grammy Awards et relance sa carrière acoustique.
Héritage et influence
Clapton a démontré qu’un Européen pouvait s’approprier le blues américain sans le trahir. Son surnom de Slowhand renvoie à un phrasé posé, aux antipodes de la surenchère technique. Il finance par ailleurs le Crossroads Centre à Antigua, un centre de soins pour addictions. Le festival de guitare du même nom réunit régulièrement plusieurs générations d’instrumentistes.
Paco de Lucía : Le flamenco hissé au niveau des plus grands virtuoses

Tout classement des meilleurs guitaristes de tous les temps qui ignore le flamenco passe à côté d’un pan entier de l’instrument. Paco de Lucía a transformé une tradition régionale en langage universel. Sa main droite reste, quarante ans plus tard, un objet d’étude pour les guitaristes du monde entier.
Parcours et carrière
Francisco Sánchez Gómez voit le jour le 21 décembre 1947 à Algésiras, en Andalousie. Il adopte le nom de sa mère portugaise, Lucía, en signature artistique. Sa collaboration avec le chanteur Camarón de la Isla bouleverse le flamenco des années 70. En parallèle, il s’ouvre au jazz et signe des albums majeurs sous son propre nom. Il meurt d’une crise cardiaque le 25 février 2014, à Playa del Carmen, au Mexique.
Style de jeu et titres emblématiques
Sa technique de picado, ce jeu alterné à l’index et au majeur, atteint une vitesse rarement égalée. Il maîtrise également l’alzapúa, un travail du pouce hérité de la tradition la plus ancienne. « Entre dos aguas », rumba enregistrée en 1973, devient un succès commercial inattendu en Espagne. Les albums Fuente y Caudal, Almoraima et Siroco constituent des passages obligés. Le trio acoustique formé avec John McLaughlin et Al Di Meola donne Friday Night in San Francisco en 1981.
Héritage et influence
Il introduit le cajón péruvien dans l’instrumentation flamenca après un voyage en Amérique du Sud. Cet apport, aujourd’hui banal, était alors une véritable rupture. Il reçoit le prix Princesse des Asturies des arts en 2004, plus haute distinction culturelle espagnole. Les guitaristes de flamenco contemporains se réclament tous, directement ou non, de son héritage.
David Gilmour : Le soliste qui prouve qu’une seule note peut tout dire

À l’heure où beaucoup mesuraient le talent au nombre de notes par seconde, Gilmour a fait le pari inverse. Son approche repose sur l’espace, le silence et la tenue de note. C’est ainsi qu’il a bâti certains des solos les plus repris de l’histoire du rock.
Parcours et carrière
David Jon Gilmour naît le 6 mars 1946 à Cambridge, en Angleterre. Il rejoint Pink Floyd fin 1967, d’abord aux côtés de Syd Barrett, dont l’état se dégrade. Il devient rapidement le principal soliste et l’une des deux voix du groupe. Après le départ de Roger Waters, il prend la direction artistique du projet. Sa carrière solo se poursuit avec On an Island, Rattle That Lock et Luck and Strange.
Style de jeu et titres emblématiques
Sa Stratocaster noire, connue sous le nom de Black Strat, l’accompagne sur les albums majeurs du groupe. Il travaille les bends avec une justesse d’intonation quasi vocale. Le solo de « Comfortably Numb » figure régulièrement en tête des sondages auprès des guitaristes. « Shine On You Crazy Diamond », « Time » et « Money » complètent ce tableau. Il pratique également la lap steel, notamment sur « High Hopes » et « One of These Days ».
Héritage et influence
Gilmour a prouvé qu’un guitariste pouvait marquer l’histoire sans jamais courir après la performance. Son sens de la construction mélodique influence encore les scènes post-rock et progressive. En 2019, il met en vente sa collection de guitares chez Christie’s pour environ vingt et un millions de dollars. Il reverse l’intégralité de la somme à une organisation de défense de l’environnement.
Jimi Hendrix : La référence absolue des meilleurs guitaristes de tous les temps

Aucun nom ne revient avec autant de constance dans les classements internationaux. Sa carrière discographique n’a pourtant duré que quatre années. En si peu de temps, il a redéfini ce que l’on pouvait attendre d’une guitare électrique.
Parcours et carrière
James Marshall Hendrix naît le 27 novembre 1942 à Seattle. Il passe plusieurs années comme accompagnateur sur le circuit rhythm and blues américain, notamment auprès des Isley Brothers. Chas Chandler, bassiste des Animals, le repère à New York et le convainc de partir pour Londres. Le Jimi Hendrix Experience s’y forme en 1966 avec Noel Redding et Mitch Mitchell. Il meurt à Londres le 18 septembre 1970, à vingt-sept ans.
Style de jeu et titres emblématiques
Gaucher, il joue une Stratocaster de droitier retournée, ce qui modifie la réponse des micros. Il exploite le larsen comme un matériau musical et non comme un défaut. Wah-wah, Fuzz Face, Uni-Vibe et Octavia deviennent entre ses mains de véritables instruments. Are You Experienced, Axis: Bold as Love et Electric Ladyland paraissent en dix-huit mois. « Purple Haze », « Little Wing », « Voodoo Child (Slight Return) » et sa relecture d’« All Along the Watchtower » restent des références.
Pourquoi il domine les classements des meilleurs guitaristes de tous les temps
Deux prestations scéniques ont façonné sa légende. À Monterey en 1967, il enflamme sa guitare devant le public américain. À Woodstock en 1969, sa version distordue de l’hymne américain devient un commentaire politique en soi. Il fonde également le studio Electric Lady à New York, achevé peu avant sa mort. Interrogé sur son statut de meilleur guitariste du monde, il renvoyait la question vers Rory Gallagher.
B.B. King : Le vibrato qui a défini le blues électrique pour de bon

Certains guitaristes se reconnaissent à un riff. B.B. King se reconnaît à une seule note tenue. Son vibrato, obtenu par un mouvement rapide du poignet, constitue une signature aussi identifiable qu’une empreinte digitale.
Parcours et carrière
Riley B. King naît le 16 septembre 1925 dans le delta du Mississippi, près d’Itta Bena. Il travaille d’abord dans les champs de coton avant de gagner Memphis. Animateur radio sur WDIA, il y est présenté comme le Beale Street Blues Boy. Le surnom se raccourcit en Blues Boy, puis en B.B. Il enchaîne ensuite des centaines de concerts par an pendant plusieurs décennies et disparaît le 14 mai 2015.
Style de jeu et titres emblématiques
Il ne joue quasiment jamais d’accords en position de soliste et privilégie les lignes chantées. Sa guitare, une Gibson devenue modèle signature, porte le prénom de Lucille. L’anecdote est célèbre : un incendie déclenché lors d’une bagarre dans un dancing de l’Arkansas, autour d’une femme portant ce prénom. « The Thrill Is Gone » lui vaut un Grammy en 1970 et devient son morceau le plus connu. L’album Live at the Regal, enregistré en 1965 à Chicago, reste une référence du blues en concert.
Héritage et influence
Quinze Grammy Awards et la Presidential Medal of Freedom en 2006 jalonnent son parcours. Sa collaboration avec U2 sur « When Love Comes to Town » en 1988 le fait découvrir à un nouveau public. Clapton, Gilmour et des générations entières de bluesmen revendiquent son influence directe. Il a surtout donné au blues électrique une élégance et une retenue qui restent difficiles à imiter.
Jimmy Page : L’architecte sonore de Led Zeppelin et de ses riffs cultes

Page ne se contente pas de jouer de la guitare. Il pense l’album comme un objet sonore complet, du riff jusqu’au placement des micros. Cette double casquette d’instrumentiste et de producteur le distingue nettement de ses contemporains.
Parcours et carrière
James Patrick Page naît le 9 janvier 1944 à Heston, dans le Middlesex. Il devient l’un des musiciens de studio les plus demandés du Londres des années 60. Il rejoint ensuite les Yardbirds, qu’il transforme en Led Zeppelin en 1968. Le groupe publie huit albums studio avant de se séparer en 1980, après la mort de John Bonham. Il signe par ailleurs la bande originale du film Death Wish II en 1982.
Style de jeu et titres emblématiques
Ses riffs figurent parmi les plus reconnaissables du répertoire rock. « Whole Lotta Love », « Black Dog », « Heartbreaker » et « Kashmir » en offrent une démonstration. Il joue également à l’archet sur « Dazed and Confused », créant des textures inédites en concert. Sur scène, la double manche Gibson EDS-1275 lui permet d’enchaîner les deux parties de « Stairway to Heaven ». En studio, il défend un principe simple : l’éloignement des micros crée la profondeur.
Héritage et influence
Led Zeppelin sert de matrice à une grande partie du hard rock et du metal ultérieurs. Page a également imposé l’idée d’un album construit comme un ensemble cohérent, entre acoustique et électrique. Sa production sur les batteries de John Bonham reste étudiée dans les écoles d’ingénierie du son. Fort de ce statut, il figure sans discontinuer parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps dans les classements internationaux.
Django Reinhardt : Le seul Français des meilleurs guitaristes de tous les temps

Son cas est unique dans l’histoire de l’instrument. Un accident lui a coûté l’usage de deux doigts de la main gauche. Il a répondu en inventant une technique entière et, avec elle, un genre musical à part.
Parcours et carrière
Jean Reinhardt naît le 23 janvier 1910 à Liberchies, en Belgique, dans une famille manouche. En 1928, l’incendie de sa roulotte brûle gravement sa main gauche. L’annulaire et l’auriculaire restent partiellement paralysés. Il réapprend alors l’instrument avec deux doigts pour les solos, en s’appuyant sur des positions inédites. Il s’éteint le 16 mai 1953 à Fontainebleau, alors qu’il s’ouvrait au be-bop.
Style de jeu et titres emblématiques
Il fonde en 1934 le Quintette du Hot Club de France avec le violoniste Stéphane Grappelli. La formation, sans batterie ni cuivres, repose sur trois guitares, une contrebasse et un violon. Sa Selmer-Maccaferri à grande bouche produit un son sec et projeté, adapté au jeu sans amplification. « Minor Swing », « Nuages », « Djangology » et « Belleville » constituent aujourd’hui des standards obligatoires. Composé en 1940, « Nuages » devient un air emblématique de la France occupée.
Héritage et influence
Django Reinhardt a créé de toutes pièces le jazz manouche, style toujours vivant en Europe. Il effectue une tournée américaine avec l’orchestre de Duke Ellington en 1946. Le festival de Samois-sur-Seine perpétue chaque année sa mémoire. Des musiciens comme Biréli Lagrène ou la famille Rosenberg prolongent aujourd’hui directement sa tradition.
Carlos Santana : Le sustain latin qui a fusionné rock et rythmes afro-cubains

Une note de Santana suffit à identifier l’artiste. Ce sustain infini, presque vocal, résulte d’un travail minutieux sur le couple guitare-amplificateur. Il a permis de marier le rock américain aux percussions latines sans que l’un écrase l’autre.
Parcours et carrière
Carlos Humberto Santana naît le 20 juillet 1947 à Autlán de Navarro, dans l’État mexicain de Jalisco. Sa famille s’installe à Tijuana, puis à San Francisco au début des années 60. Il y fonde le Santana Blues Band en 1966, en pleine effervescence psychédélique. Le groupe joue à Woodstock en 1969 avant même la sortie de son premier album. Cette prestation, filmée, propulse instantanément sa carrière.
Style de jeu et titres emblématiques
Il joue longtemps sur Gibson SG avant d’adopter un modèle signature PRS. Son phrasé emprunte autant au blues qu’aux gammes modales, sur un tapis de congas et de timbales. Abraxas, paru en 1970, contient « Black Magic Woman » et « Oye Como Va ». Le premier est une reprise de Peter Green, le second un titre de Tito Puente. Caravanserai marque en 1972 un virage nettement plus jazz et instrumental.
Héritage et influence
L’album Supernatural, sorti en 1999, remporte neuf Grammy Awards et se vend à plus de trente millions d’exemplaires. Le titre « Smooth » ramène Santana au sommet des ventes après trois décennies de carrière. Il enregistre également Love Devotion Surrender avec John McLaughlin, hommage commun à John Coltrane. Son travail a ouvert la voie à toute une génération de guitaristes latino-américains.
Sister Rosetta Tharpe : La pionnière oubliée des meilleurs guitaristes de tous les temps

Voici probablement la plus grande injustice de l’histoire de l’instrument. Une femme noire jouait de la guitare électrique saturée bien avant l’apparition du rock’n’roll. Son nom a pourtant longtemps disparu des classements des meilleurs guitaristes de tous les temps.
Parcours et carrière
Rosetta Nubin naît le 20 mars 1915 à Cotton Plant, dans l’Arkansas. Enfant prodige, elle se produit en public dès l’âge de six ans dans un contexte religieux. Elle signe chez Decca en 1938 et scandalise une partie du milieu gospel en jouant dans des clubs profanes. Elle poursuit sa carrière entre église et scène jusque dans les années 70. Elle meurt à Philadelphie le 9 octobre 1973.
Style de jeu et titres emblématiques
Elle joue en solo, avec des attaques franches et un usage précoce de la distorsion. Sa Gibson SG blanche reste associée à ses dernières décennies de concerts. « Rock Me », enregistré en 1938, annonce déjà la sensualité rythmique du rock à venir. « Strange Things Happening Every Day », paru en 1944, entre dans les classements rhythm and blues. Beaucoup d’historiens y voient l’un des tout premiers disques de rock’n’roll.
Héritage et influence
En 1951, elle transforme son mariage en concert payant au Griffith Stadium de Washington, devant des milliers de spectateurs. Sa tournée européenne des années 60 marque durablement la scène britannique naissante. Chuck Berry, Little Richard, Elvis Presley et Johnny Cash ont tous reconnu son influence. Le Rock and Roll Hall of Fame l’intronise finalement en 2018, au titre des influences fondatrices.
Eddie Van Halen : Le technicien qui a remis tous les compteurs à zéro

En 1978, un instrumental d’une minute quarante-deux a rendu obsolète une partie de la production existante. « Eruption » a poussé une génération entière de guitaristes à réapprendre l’instrument. Peu de musiciens peuvent revendiquer un tel effet de rupture.
Parcours et carrière
Edward Lodewijk Van Halen naît le 26 janvier 1955 aux Pays-Bas, d’une mère indonésienne et d’un père musicien. La famille émigre en Californie en 1962, à Pasadena. Il apprend d’abord le piano classique, puis passe à la guitare pendant que son frère Alex adopte la batterie. Van Halen se forme en 1972 et publie son premier album six ans plus tard. Il meurt d’un cancer le 6 octobre 2020.
Style de jeu et titres emblématiques
Il popularise le tapping à deux mains, technique jusque-là marginale, et en fait un standard. Son fameux brown sound résulte d’un mélange d’ampli Marshall, de variateur de tension et de réglages personnels. Il construit lui-même sa Frankenstrat, guitare bricolée aux bandes rouges, blanches et noires. « Eruption », « Panama », « Ain’t Talkin’ ’bout Love » et « Hot for Teacher » balisent sa discographie. Il enregistre également, sans être crédité ni rémunéré, le solo de « Beat It » pour Michael Jackson.
Héritage et influence
Son apport dépasse largement la technique de jeu. Il contribue à démocratiser le vibrato Floyd Rose et conçoit sa propre gamme d’amplificateurs. Sa Frankenstrat originale est aujourd’hui conservée au National Museum of American History, à Washington. Toute la scène hard rock des années 80 découle, d’une manière ou d’une autre, de son travail.
Stevie Ray Vaughan : L’un des meilleurs guitaristes de tous les temps du blues moderne

Au début des années 80, le blues électrique semblait relégué au second plan. Un Texan aux cordes surdimensionnées a inversé la tendance en quelques albums. Son intensité physique au jeu reste, à ce jour, difficilement égalée.
Parcours et carrière
Stephen Ray Vaughan naît le 3 octobre 1954 à Dallas, au Texas. Il grandit dans l’ombre de son frère aîné Jimmie, futur guitariste des Fabulous Thunderbirds. Il forme Double Trouble avec Tommy Shannon et Chris Layton, puis se fait remarquer au festival de Montreux en 1982. David Bowie l’engage dans la foulée pour l’album Let’s Dance. Il meurt le 27 août 1990 dans un accident d’hélicoptère, dans le Wisconsin.
Style de jeu et titres emblématiques
Il joue une Stratocaster surnommée Number One, montée en cordes très épaisses et accordée un demi-ton plus bas. Ce choix demande une force de main considérable et produit un son particulièrement dense. Texas Flood paraît en 1983 et impose immédiatement sa signature. « Pride and Joy », « Cold Shot », « Scuttle Buttin’ » et « Crossfire » en découlent. Sa relecture de « Little Wing » figure parmi les plus belles reprises de Hendrix jamais enregistrées.
Héritage et influence
Sobre à partir de 1986, il livre avec In Step un album salué par un Grammy en 1989. Son dernier concert le réunit sur scène avec Eric Clapton, Buddy Guy, Robert Cray et son frère Jimmie. Sa disparition brutale, à trente-cinq ans, a figé son image de bluesman intransigeant. John Mayer, Gary Clark Jr. et Joe Bonamassa reconnaissent tous une dette envers son jeu.
Ces guitaristes qui auraient aussi mérité leur place
Aucune sélection de douze noms ne peut prétendre à l’exhaustivité. Tony Iommi a inventé le riff heavy en accordant sa guitare vers le bas, contraint par un accident de travail. Mark Knopfler a réhabilité le jeu aux doigts au moment où le punk balayait les solos. Robert Johnson, Andrés Segovia, Brian May, Prince, Joni Mitchell ou Slash figurent dans bien d’autres classements légitimes. La liste des meilleurs guitaristes de tous les temps demeure un débat sans fin, ce qui fait aussi son intérêt.
Et vous, quels noms feraient partie de votre propre panthéon ? Dites-le nous en commentaire.







